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ICML 2017 : une forte présence des chercheurs de CALYM

26/07/2017

La 14ème édition de l’ICML (International Conference on Malignant Lymphoma) s’est déroulée du 14 au 17 juin 2017 à Lugano, Suisse.

Cette année la représentation du LYSA a été exceptionnelle puisque 16 communications du LYSA ont été sélectionnées pour une présentation orale (sur un total de 140). Parmi elles, deux études présentaient de nouveaux tests d’expression génique. Philippe Ruminy de l’équipe Inserm U1235 de Rouen, membre de CALYM, a présenté un test basé sur la méthode du RT-MLPA permettant d’identifier les principaux sous-types de lymphomes T périphériques avec 20 marqueurs. Bruno Tesson, bioinformaticien CALYM, a contribué aux résultats présentés par Sarah Huet des Hospices Civils de Lyon sur un test basé sur l’expression de 23 gènes et prédictif de la survie sans progression pour des patients atteints de lymphome folliculaire.

Les cellules CAR-T* étaient à l’honneur, avec les résultats de l’essai JULIET, une phase II internationale (10 pays, 27 centres) sponsorisée par Novartis et visant à évaluer la sécurité et l’efficacité du CTL019 chez des patients atteints de lymphome B diffus à grandes cellules (DLBCL) en rechute ou réfractaire. Pour cette population avec peu d’alternatives thérapeutiques, 37% des patients sont en rémission complète à 3 mois ! Ce traitement immunologique induit des toxicités particulières qui nécessitent une prise en charge dans des équipes spécialisées voire en réanimation. Les effets secondaires principaux sont les troubles neurologiques, la fièvre et le CRS (syndrome de relargage de cytokines). Le seul centre en France à participer à cette étude était celui des Hospices Civils de Lyon. Le second essai reporté avec des CAR-T était l’essai de phase I/II ZUMA (sponsor Kite Pharma) qui évaluait la sécurité et l’efficacité de KTE-C19 chez des patients atteints de lymphomes non-hodgkinien agressifs réfractaires (DLBCL, lymphome folliculaire transformé et lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B). Globalement cette étude montre des résultats légèrement supérieurs en termes de taux de réponse globale (ORR) et de rémission complète, mais également avec des toxicités supérieures (CRS et neurotoxicité). Affaires à suivre en 2018… 

 

* : les cellules CAR-T reposent sur une modification des lymphocytes T des patients. Les lymphocytes T sont prélevés, modifiés génétiquement en laboratoire de manière à leur faire exprimer un récepteur artificiel, dit chimérique, leur permettant de reconnaître les cellules lymphomateuses CD19 et de les tuer. Réinjectés au patient, ces lymphocytes T chimériques vont se multiplier et combattre le lymphome. Ce procédé prend 3 à 4 semaines.